L'autisme

QU'EST CE QUE L'AUTISME ?



L'autisme est un trouble du spectre autistique qui altère les compétences sensorielles et perceptives, ainsi que le traitement de l’information. Aujourd’hui, il est plus juste de parler de troubles autistiques tant la diversité clinique est importante, et les évolutions diverses.

Le diagnostic de l’autisme s’établit sur des critères comportementaux. Il existe trois critères importants que l’on appelle "la triade autistique". Ces troubles doivent être apparus avant l’âge de 36 mois.

- Aspect social : le développement social est déviant et retardé, notamment au niveau des relations interpersonnelles. Il existe des variations qui vont de l’isolement jusqu’à une recherche de relations mais sur un mode bizarre. Le contact visuel est souvent absent ou rarement employé dans le but de communiquer. L’altération qualitative des interactions sociales peut affecter l'utilisation des comportements non verbaux pour réguler l'interaction, la capacité à établir des relations, la recherche de partage social et la réciprocité sociale et émotionnelle.

- Langage et communication : le langage et la communication sont déviants que ce soit au niveau verbal ou non verbal. Les aspects déviants se retrouvent sur le plan sémantique et pragmatique : il peut y avoir un retard ou absence totale de développement du langage parlé, une incapacité à engager ou à soutenir une conversation avec autrui, des écholalies ou un langage idiosyncrasique.

- Mode de pensée et comportement : une rigidité de pensée et de comportement est observée. L’imagination sociale est pauvre, ce qui se caractérise par des comportements répétitifs et des centres d’intérêt restreints. Les personnes atteintes d’autisme ont une obsession pour l’uniformité, elles rejettent le changement et mettent en place des activités pauvres, sans cesse répétées, et des stéréotypies. Les comportements sont ritualisés et il existe des routines : chez certaines personnes, de petits changements dans l'environnement peuvent provoquer des perturbations émotionnelles importantes.



On retrouve cette définition dans les deux documents de références suivants :
-CIM 10 : Classification statistique Internationale des Maladies et des problèmes de santé connexes (CIM, 1992), approuvée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
http://www.legislation-psy.com/spip.php?article445

-DSM IV: Diagnostic and Statistical manual of Mental disorders –Fourth editions (APA, 1994), publié par la « American Psychiatric Association ».
http://www.dsmiv.net/

Il n’existe pas un autisme, mais des autismes, car le handicap revêt des formes différentes selon les personnes. Certaines présentent des handicaps associés, un retard mental, d’autres pas, certaines ont une forme d’intelligence présentant de grandes compétences dans des domaines particuliers (mathématiques, informatique, histoire, langues vivantes...), notamment les personnes présentant un syndrome d'Asperger.

Mais l’ensemble de ces difficultés, si elles ne sont prises en charge de façon précoce envahissent de nombreux domaines du fonctionnement de la personne, en particulier tous ceux qui nécessitent des contacts avec l'environnement. On assiste alors à une recrudescence des troubles du comportement, des crises d’angoisse, des retards de langage souvent graves, avec toutes les conséquences au sein de la famille, du couple, de la fratrie. L’inertie face aux troubles aboutit au sur-handicap.

Toutefois, grâce à l’apport des neurosciences, on sait maintenant qu’il existe des méthodes d’accompagnement validées par la communauté scientifique internationale qui permettent à l’enfant et à l’adulte d’évoluer favorablement vers un meilleur épanouissement ; avec des soins adaptés, des stimulations à toute période de la vie, des aménagements dans leur vie quotidienne, les personnes avec autisme peuvent et doivent accéder à une vie plus autonome et plus digne.
Cette page a été consultée 1083 fois